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Île-de-France
3 décembre 2012

Soins buccodentaires au sein d’un établissement pour personnes en situation de handicap

Objectifs
Mettre en œuvre un programme de promotion de la santé buccodentaire pour des personnes en situation de handicap en améliorant le comportement préventif et la prise en charge thérapeutique.

Sensibiliser les usagers et leurs proches aux conséquences médicales et sur la vie de tous les jours engendrées par un manque de suivi de l’état buccodentaire.

Sensibiliser et former les personnels éducatifs accompagnant les usagers aux bonnes pratiques de brossage des dents.

Permettre aux étudiants de l’école dentaire de se former à la prise en charge des personnes en situation de handicap.

Sensibiliser et accompagner les usagers dans l’acquisition des bonnes pratiques.

Développer un partenariat afin de faciliter l’accès aux soins dentaires des usagers de l’Institut.

Le porteur du projet

Coordonnées de la structure :

Institut le Val Mandé

7 rue Mongenot

Saint Mandé 94160

Type de la structure :
établissements médico-sociaux

Coordonnées du contact

Le Foll Serge

Qualité : Cadre supérieur de santé

Téléphone professionnel : 01 49 57 75 33

Courriel : slefoll@ilvm.fr

Fax :

Le contexte

L’origine
La prise en charge de la santé buccodentaire implique une bonne coordination neuro-motrice pour les gestes d’hygiènes et une coopération pour les soins. Or, pour une majorité de personnes en situation de handicap cela n’est pas acquis ce qui ne fait donc que renforcer leur dépendance aux aidants, et l’absolue nécessité de leur implication. Les premières actions menées en 2007 auprès des professionnels au sein de l’Institut, ont mis en évidence une grande disparité quant à leur sensibilisation et leur implication pour mettre en œuvre des actions prophylactiques et éducatives visant à prévenir une détérioration de l’état buccodentaire des usagers, enfants et adultes. Pourtant un questionnaire renseigné par les usagers et/ou leurs proches a mis, à l’époque, en évidence un déficit criant de soin dans ce domaine. En effet, moins d’un tiers des usagers bénéficiait alors d’une consultation annuelle chez un praticien, plus de la moitié ne se brossait pas régulièrement les dents. Les familles nous interpellaient pour nous faire part de leurs difficultés à trouver des dentistes de ville en cas de nécessité de soin.

La finalité
La finalité de cette action est de prévenir, par l’éducation et l’assistance des personnes en situation de handicap accompagnées par l’Institut, une détérioration de leur santé générale et les conséquences en termes d’intégration sociale induites par un mauvais état buccodentaire.

Les améliorations attendues :

Une prise de conscience des professionnels éducatifs de l’importance d’intégrer dans le champ de leurs préoccupations : l’éducation à un brossage des dents efficaces et sa pratique à minima quotidienne pour les personnes qu’ils accompagnent.

Créer un cadre de prévention en proposant un dépistage annuel et mettre en place des ateliers de brossage des dents co-assurés par des étudiants dentistes en 6ème année de formation en lien avec les personnels éducatifs et soignants de l’Institut.

Faciliter l’accès aux soins dentaires pour les personnes en situation de handicap.

Le public concerné :

Les usagers des différents services de l’Institut et les professionnels éducatifs y travaillant : L’Institut Médico-Educatif « T’KITOI » de saint Mandé accueille 45 enfants âgés de 6 à 20 ans présentant un pluri-handicap. L’accueil se fait en externat ou en internat séquentiel. L’Institut Médico-Educatif « Le Val d’Essonne » accueille 50 enfants, âgés de 6 à 20 ans, atteints de déficience intellectuelle avec ou sans troubles associés. La SEES de Cachan accompagne de jeunes déficients visuels dans le cadre de leur cursus scolaire ou professionnel. L’ESAT « Trait d’-Union » propose une insertion professionnelle à 100 travailleurs ayant une reconnaissance de travailleur handicapé. Le foyer d’hébergement « André Villette » propose un hébergement en foyer ou appartement communautaire à 37 adultes en situation de handicap mental, sensoriel et/ou psychique travaillant à temps plein ou partiel. Le Foyer de vie « Moi la Vie » accueille en internat 33 adultes en situation de handicap mentale. Le foyer de jour « André Villette » accueille 27 adultes en situation de handicap mental.

La description du dispositif
Genèse : La première étape année 2007 Le temps de la réflexion : Il a été mené en interne sur l’ensemble des structures de l’Institut afin de faire un état des lieux : 1. sur la pratique du brossage des dents des usagers 2. sur l’implication des professionnels auprès des usagers 3. l’accès au soin dentaire et la fréquence des consultations auprès d’un dentiste. Cette première étape à mis en évidence de nombreuses lacunes et un manque de prise de conscience de la part des usagers, des professionnels et des aidants naturels ainsi que des conséquences sur la santé et l’intégration sociale des personnes présentant un mauvais état de santé buccodentaire. Suite à ce constat, les actions menées en interne, avec les moyens humains propre à l’institut, n’ont pas donné les résultats escomptés. Cela a mis en évidence la nécessité de rechercher des partenariats spécifiques pour accompagner les professionnels des différentes structures.

La seconde étape année 2007-2008 Le temps du partenariat Recherche d’un partenariat et des dispositifs existants : 1. Participation à un colloque de santé publique sur la problématique buccodentaire organisé par la CRAMIF. 2. Rencontre avec le Pr Gogly, médecin responsable du Service odontologique hospitalo-universitaire du groupe hospitalier A.Chenevier - H.Mondor de l’AP-HP, et son équipe. 3. Rencontre avec le médecin responsable de la mission buccodentaire du conseil général du Val de Marne. Une convention liant l’Institut Le Val Mandé et le Service odontologique hospitalo-universitaire du groupe hospitalier A.Chenevier- H.Mondor de l’AP-HP a été signée courant 2008. Elle définit les engagements réciproques des deux parties pour la mise en œuvre d’un programme de promotion de la santé buccodentaire. Elle fixe le cadre général du programme, précise les actions à entreprendre et arrête les procédures à mettre en œuvre pour leurs réalisations.

La troisième étape Le temps de la mise en oeuvre • années 2008-2009 Mise en œuvre de la convention De novembre à mai, 4 étudiants de sixième année sont intervenus (encadrés par un praticien hospitalier), deux matinées par semaine, auprès des usagers (enfants et adultes) dans le cadre de leur stage de santé publique des structures suivantes : Foyer de vie, foyer de jour, IME T’KITOI et l’ESAT. En dehors des travailleurs de l’ESAT, où seule une minorité a souhaité bénéficier de cette action, plus de 95% des usagers des autres structures en ont bénéficié (pour les 5% restant soit les familles n’ont pas donné leur accord, soit les usagers étaient absents les jours de dépistage). Cette action a été menée suivant trois axes : 1/ Evaluation de l’état bucco dentaire des usagers avec la rédaction d’un bilan écrit adressé aux représentants légaux et une recommandation de soin si besoin. 2/ Un apprentissage du brossage des dents avec la mise en place d’ateliers de brossage pour les usagers de T’KITOI, du foyer de vie et du foyer de jour. 3/ Une sensibilisation des professionnels aux problématiques liées à la mauvaise hygiène buccodentaire et aux techniques de brossage des dents.

Suite au dépistage, certains usagers pour lesquels l’accès au soin pouvait être problématique, ont bénéficié de soins prodigués par les étudiants et leurs praticiens hospitaliers au sein du service dentaire d’Albert Chenevier. En cas de besoin, ils étaient accompagnés par les professionnels ou leur famille, certains travailleurs de l’ESAT ont appris à s’y rendre seul.

• Années 2009-2010 Une journée de dépistage a été mise en place auprès des enfants de l’IME de Corbeil, et un temps prévu pour la SEES et le foyer d’hébergement.

Depuis 2008, tous les ans, une campagne de promotion de la santé buccodentaire est menée au sein de l’Institut. Elle est organisée en respectant ces étapes :

1. En septembre les usagers et/ou leurs représentants légaux sont destinataires d’une note les informant de l’action. Ils sont sollicités pour donner leur accord écrit pour participer ou que leur protégé participe au dépistage.

2. En octobre il est organisé une rencontre sur site entre l’équipe de dentistes (les quatre étudiants changent d’une année sur l’autre), le coordinateur des soins, les infirmières de l’Institut et les responsables des services concernés. Cette rencontre à pour objet, de faire connaissance, de présenter la campagne, de fixer le calendrier d’intervention pour le dépistage, les ateliers de brossage des dents, les rencontres avec les familles et les rencontre avec les personnels éducatifs des structures. Une fois par an l’équipe de dentistes assiste à une réunion de parents pour présenter leur action sur chaque service, et à une réunion de service pour sensibiliser les personnels éducatifs. Une visite des services et une présentation des étudiants aux usagers sont organisées.

3. De novembre à mai : 4 étudiants de sixième année interviennent, les mardis et jeudis matin, encadrés par un praticien hospitalier, en présence d’une infirmière de l’Institut et du référent éducatif de l’usager, dans le service de l’usager pour effectuer un dépistage. Déroulement du dépistage : • Un dossier médical de l’usager est préparé par usager et remis aux dentistes. Il contient : les renseignements médicaux avec les antécédents, les traitements prescrits et le compte rendu du dépistage de l’année précédente. • Un dossier administratif est constitué, avec la carte de sécurité sociale, la carte de mutuelle et l’autorisation écrite de pratiquer le dépistage. • L’usager est reçu par deux étudiants, en présence de son éducateur référent, de l’infirmière du service et de sa famille si elle le souhaite. Les étudiants auscultent sa bouche. • Un compte rendu de la consultation est rédigé sur place. • Des recommandations quant à la pratique de brossage et le matériel à utiliser sont émises. • Si cela s’avère nécessaire, les recommandations en termes de soins seront préconisées par écrit. Ces préconisations sont adressées à l’usager, son représentant légal et l’équipe éducative.

4. De novembre à juin : des ateliers de brossage de dents sont organisés dans les services. Ce sont des ateliers collectifs. Les usagers montrent aux dentistes comment ils pratiquent, les personnels éducatifs comment ils les assistent. Les dentistes accompagnent le brossage, émettent des recommandations en termes de techniques de brossage (en direction des usagers et des personnels) et de matériel.

5. De novembre à juin : l’équipe de dentistes rencontre les familles au cours des réunions de parents organisées par les services. Ils reçoivent également à la demande les parents qui le souhaitent.

6. De novembre à juin : l’équipe de dentistes participe dans chaque service à une rencontre avec les personnels éducatifs et soignants.

7. Suite au dépistage les soins sont organisés. Les familles sont sollicitées dans un premier temps pour les organiser auprès de leur praticien de ville si cela est possible. Si cela n’est pas envisageable, il leur est demandé une autorisation écrite de soin, l’équipe éducative assure alors l’accompagnement dans le service d’odontologique hospitalo-universitaire du groupe hospitalier A.Chenevier- H.Mondor. La prise en charge dans le service d’odontologie : • L’usager est accompagné par un proche et/ou son référent éducatif. Une prémédication, si besoin, est prescrite par le médecin du service. Lorsque l’accompagnement est assuré par le service il se fait groupé avec 3 à 4 usagers. • La première consultation ne débouche par nécessairement sur du soin. Il s’agit de rassurer l’usager, de lui présenter le service. Il est reçu par un des étudiants qui a effectué le dépistage. Cela peut être l’occasion d’affiner le dépistage, de pratiquer des examens complémentaires. Cette consultation sans soin peut se reproduire 2 à 3 fois. • Les soins sont réalisés dans des fauteuils dédiés le vendredi matin et le jeudi après midi (pour les enfants de l’IME de Corbeil). Les soins sont réalisés par les étudiants ayant assurés le dépistage sur site, encadrés par un praticien hospitalier.

8. La campagne de prévention est clôturée en juin par un bilan réalisé en présence du Directeur, du coordinateur des soins, des infirmières et de l’équipe dentaire. C’est l’occasion de reconduire la convention liant les deux établissements.

9. Le coordinateur des soins de l’Institut assiste en juin, en tant que membre du jury, à la soutenance du mémoire de santé publique des étudiants.

Les acteurs
L’Institut Le Val Mandé (Directeur Général, Cadre supérieur de santé coordinateur des soins, infirmières, responsable des services opérationnels concernés) Le service d’odontologique hospitalo-universitaire du groupe hospitalier A.Chenevier- H.Mondor.(Praticiens hospitaliers du service du Pr Gogly et son assistante le Dr Landru)

Les axes prioritaires :

Mobiliser les professionnels de santé pour la promotion des droits des usagers

Renforcer et préserver l’accès à la santé pour tous par une information adaptée y compris pour les soins de santé transfrontaliers

La réalisation

La mise en oeuvre
La mise en œuvre de ce projet n’a pas rencontré de difficultés majeures, en raison : • Du savoir faire et de l’implication des partenaires et la rencontre avec des professionnels de l’Institut, convaincus et ayant une bonne connaissance de l’ensemble des structures concernées et des usagers. • De la volonté et du militantisme, pour le respect des droits des usagers pour l’accès aux soins, du responsable du service dentaire et des directeurs successifs de l’Institut. • De l’attente forte des familles d’être accompagnées.

L’évolution et l’adhésion des équipes éducatives au projet s’est fait au fils des ans. La campagne annuelle est maintenant ancrée dans les habitudes que ce soit pour les professionnels mais également pour bon nombre des usagers qui attendent et accueillent avec plaisir tous les ans la « nouvelle promotion ». Les bonnes pratiques du brossage des dents gagnent du terrain. Elle est au minimum quotidienne, les usagers se sont équipés de matériel adapté, certains service ont mené à bien les aménagements nécessaires dans les salles d’eau collective ou individuelle.

L’état buccodentaire des usagers s’améliore au fil des ans. De nombreux usagers, que ce soit les enfants ou les adultes ont eu un premier accès au soin consécutif au dépistage puis un suivi. Les dentistes notent un net recul de présence de plaque dentaire chez une grande majorité des usagers.

Cette année les usagers ayant bénéficié du dépistage représentent : • 101 des 105 enfants accueillis dans l’Institut • 72 des 85 adultes des trois foyers • 30 des 100 travailleurs de l’ESAT La participation la moins importante au dépistage concerne les travailleurs de l’ESAT et ceux du foyer d’hébergement. Cela peut en partie s’expliquer par leur degré d’autonomie plus important que les autres usagers et donc leur capacité à mieux se prendre en charge. Le nombre d’accompagnement vers les structures de soins, notamment dans le service partenaire, est important. Pour exemple les deux tiers des usagers du foyer de vie, soit 22 adultes, ont bénéficié de soins.

Le calendrier

Projet initié en :
01. avant 2010

Projet mis en œuvre en :
01. avant 2010

Comment et combien ?
Les coûts Le coût matériel de cette action a été minime pour l’Institut. Sur le plan humain, il a été réalisé à moyens constants en redéfinissant certaines fiches de poste et en réaménageant l’activité de certains professionnels afin d’assurer une présence lors des dépistages et surtout les accompagnements extérieurs pour les soins.

Pour les dentistes : mise à disposition de deux fauteuils dentaires deux demi-journées avec les moyens humains afférant, la présence deux demi-journées par semaine, de novembre à mai, de quatre étudiants et d’un praticien hospitalier à l’Institut.

La communication
La valorisation de cette action, a jusqu’à ce jour été réalisée essentiellement en interne par des publications régulières dans notre journal interne et nos différents rapports d’activités annuels. Avec notre participation à ce label, nous avons la volonté de partager et de donner une lisibilité à cette démarche qui à fait preuve de sa viabilité et sa pérennité tout au long de ces cinq années passées.

Et après

Les résultats
L’évolution et l’adhésion des équipes éducatives au projet s’est fait au fils des ans. La campagne annuelle est maintenant ancrée dans les habitudes que ce soit pour les professionnels mais également pour bon nombre des usagers qui attendent et accueillent avec plaisir tous les ans la « nouvelle promotion ». Les bonnes pratiques du brossage des dents gagnent du terrain. Elle est au minimum quotidienne, les usagers se sont équipés de matériel adapté, certains service ont mené à bien les aménagements nécessaires dans les salles d’eau collective ou individuelle.

L’état buccodentaire des usagers s’améliore au fil des ans. De nombreux usagers, que ce soit les enfants ou les adultes ont eu un premier accès au soin consécutif au dépistage puis un suivi. Les dentistes notent un net recul de présence de plaque dentaire chez une grande majorité des usagers.

Cette année les usagers ayant bénéficié du dépistage représentent :

  • 101 des 105 enfants accueillis dans l’Institut
  • 72 des 85 adultes des trois foyers
  • 30 des 100 travailleurs de l’ESAT

La participation la moins importante au dépistage concerne les travailleurs de l’ESAT et ceux du foyer d’hébergement. Cela peut en partie s’expliquer par leur degré d’autonomie plus important que les autres usagers et donc leur capacité à mieux se prendre en charge. Le nombre d’accompagnement vers les structures de soins, notamment dans le service partenaire, est important. Pour exemple les deux tiers des usagers du foyer de vie, soit 22 adultes, ont bénéficié de soins.

Au cours de l’année 2012-2013, il sera réalisé un bilan quantitatif et qualitatif des 5 années passées. Un cinquième étudiant dentiste, en stage de santé publique, sera sollicité à cet effet.

Un des axes d’amélioration concerne la sensibilisation et l’accompagnement des familles, qui ne se sentent pas toujours suffisamment concernées, qui peuvent être en difficulté ou réticentes à pratiquer les actions préventives ou l’accompagnement vers le soin.

Cette action nous permet d’envisager d’autres partenariats dans d’autres spécialités médicales, pensés sur le même modèle avec une triple cible : l’usager (pour une éducation et une facilitation de l’accès au soin), les familles (apporter aide et soutien aux aidants) et les professionnels (approche du monde du handicap pour les médecins, sensibilisation et formation pour les professionnels éducatifs). Il est à noter que la création d’autres actions de ce type ne pourrait se faire à moyens constants et nécessiterait plus de moyens humains particulièrement en termes de secrétariat et d’infirmières.

Évaluation et suivi
Formaliser l’évaluation est l’objectif prioritaire pour l’année à venir. A ce jour elle repose :

  • sur le nombre de consultations initiées par le dépistage,
  • le nombre de soins réalisés,
  • le constat de l’évolution, favorable, d’année en année de l’état buccodentaire des usagers,
  • l’implication en constante progression des personnels éducatifs

Quelques conseils et témoignages
Le premier témoignage que nous souhaiterions faire c’est le retour des usagers. Leur plaisir d’année en année de voir arriver dans leur lieu de vie ou d’accueil, les étudiants et le praticien hospitalier référent de cette action. Le soin dentaire n’est pas une évidence, cette première rencontre sur le terrain des usagers et non pas dans un lieu extérieur et déterminante pour la suite s’il y a nécessité de soin. Il faut prendre le temps pour le soin, il peut arrivé qu’il soit nécessaire que l’usager/patient ait besoin de se rendre une, deux, voir trois fois dans le service de soin avant qu’il soit en mesure d’accepter de s’asseoir dans le fauteuil pour être pris en charge. Voir ses "collègues" aller sans appréhension se faire soigner, être reçu par les praticiens qui sont venus dans le service et être accompagné d’un de ses référents, sont des étapes qui font tomber beaucoup de réticences, leur permettent d’accepter le soin, et de pratiquer ce dernier dans de meilleures conditions en recourant à minima aux anesthésies générales.

Les établissements médico-sociaux ne doivent pas hésiter à solliciter le milieu sanitaire pour leur expertise dans les spécialités médicales difficiles d’accès aux personnes en situation de handicap et à faire valoir leur propre expertise dans l’accompagnement de ces personnes. Souvent les médecins, les infirmières témoignent qu’elles ne savent « pas faire » avec les personnes polyhandicapées, notre expertise elle est là dans notre savoir faire pour leur permettre d’entrer en relation avec ce patient particulier, de comprendre ce qu’il exprime par des regards des gestes ou un langage oral qui lui est propre. Nous avons un rôle d’interprète à tenir pour que le médecin, l’infirmière puisse exercer leur art.

Pièces jointes

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