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Île-de-France
17 novembre 2011

Réseau Prévention Main IdF

1. Le porteur du projet

Coordonnès complètes
Association Réseau Prévention Main Ile de France - GOMED
79 rue de Tocqueville
75017 Paris

Coordonnès complètes et fonction du contact
Christian Couturier, président Tél. 01 64 43 44 65 Courriel : contact[@]reseaumain.fr

2. Le contexte

L’origine
Les traumatismes de la main représentent un véritable enjeu de santé publique par :

Leur fréquence parmi les urgences traumatiques (15 à 40%)
Leur gravité et les répercussions sur la capacité de travail en accident du travail (AT 2003 – CNAMTS)

25% des accidents ayant entraîné un arrêt de travail
26% des accidents ayant entraîné une incapacité permanente
16% des journées perdues par incapacité temporaire
16% des taux d’incapacité permanente

D’après une étude de la Fédération Européenne des Services d’Urgence Main (2002) on peut évaluer la part des accidents de la main ainsi :

  • 28% en accidents de travail
  • 62% en accidents domestiques
  • 10% en accidents de la route

Le communiqué de l’Académie nationale de médecine du 29 juin 2004 situe parfaitement les problèmes posés par les traumatismes de la main et des membres supérieurs : « les blessures de la main représentent un très important pourcentage de la traumatologie générale (un quart environ), elles sont génératrices d’arrêts de travail prolongés, d’incapacités définitives importantes, de déclassements professionnels dramatiques chez les travailleurs manuels, un diagnostic précis (difficile car des lésions graves peuvent exister sous une plaie minime), et un traitement chirurgical nécessitant souvent la mise en œuvre de méthodes complexes de micro chirurgie, pratiqués en urgence, sont susceptibles de réduire dans de fortes proportions l’incapacité et l’invalidité, moins de 10% des 1.400.000 blessures de la main survenant chaque année en France sont prises en charge par des centres spécialisés, de nombreux services hospitaliers publics ne sont pas en mesure de répondre aux problèmes posés par la traumatologie d’urgence grave de la main, (…) »

Un coût très élevé pour la collectivité lié à 80% aux indemnités journalières (ex : IPP >ou = à 10% : 85 405 euros/patient).

Les soins infirmiers et la rééducation de la main répondent à des impératifs très précis. Une méconnaissance ou une mauvaise application des procédures aboutit souvent à des complications (raideur, lâchage de suture, etc.).

En cas de séquelles, la solution la plus facile consiste en effet trop souvent à prolonger l’arrêt de travail sans anticiper la période de consolidation.

Le défaut d’information, le retard de mise en route des procédures de maintien dans l’emploi ou de reclassement, aboutissent à des situations parfois catastrophiques pouvant conduire à une marginalisation durable des patients.

De plus la dimension psychologique est insuffisamment prise en compte et le soutien psychologique apparaît souvent comme le "maillon manquant" à la chaîne de prise ne charge. Ce soutien, s’il s’exerce dans le cadre d’un travail multidisciplinaire, est un atout majeur.

Les exemples de dysfonctionnements dans la prise en charge sont innombrables et touchent toutes les professions sans discrimination. Bien que ces dysfonctionnements se retrouvent dans tous les types de pathologies, leur incidence sur les personnes traumatisées de la main est bien souvent catastrophique.

En effet, bon nombre d’accidentés sont des hommes manuels en âge de travailler, leur main est pour la plupart leur outil de travail principal et la perte même minime de leur capacité physique signifie souvent la remise en cause d’une situation professionnelle.

La finalité
Le réseau permet une diminution des séquelles grâce à une bonne orientation du patient en urgences et une meilleure coordination entre les acteurs du soin.

En cas de séquelles physiques, le réseau permet de diminuer la gravité des conséquences et ainsi le nombre et la durée des arrêts de travail grâce à une meilleure coordination avec les secteurs : social, socioprofessionnel et psychologique.

La description du dispositif
Le dispositif a pris la forme d’un réseau de santé sur toute l’Ile de France avec les professionnels libéraux, les établissements publics et privés et les structures médico-sociales et sociales, en cohérence avec les réseaux d’urgences, de traumatismes, de handicap et de retour à l’emploi. La présence de 9 centres FESUM, publics et privés (dont un pédiatrique) sur notre territoire d’action, nous assure une bonne répartition des ressources (en terme de « référents »).

Par ailleurs, cette couverture de territoire nous a amenés à proposer (avec le concours des centres FESUM) des permanences du réseau (psychologues et conseillers médicosociaux) pour mieux répondre à la demande et aux besoins des patients et des professionnels :

75 Hôpital Européen Georges Pompidou, Hôpital St Antoine,
94 Hôpital Henri Mondor-Albert Chennevier,
77 Clinique la Francilienne,
91 Clinique de l’Yvette,
78 Hôpital Privé de l’Ouest Parisien,
78 Hôpital du Mont Gardé Aubergenville,
92 Clinique la Montagne Courbevoie.

Le RPM IDF est présent par ses permanences dans la plupart des centres SOS Mains d’IDF.

Les acteurs
Pour la région Ile de France, deux réseaux territoriaux ont été déployés depuis 2003, le Réseau Prévention Main de l’Est Parisien à l’initiative du Docteur Dubert (Chirurgien de la main) et le Réseau Prévention Main de l’Ouest Parisien à l’initiative du Docteur Couturier (Chirurgien de la main). 2007 : union des deux réseaux initiaux et création du Réseau Prévention Main IDF.

Le réseau « RPM IDF », géré par une association loi 1901, est organisé en plusieurs instances garantissant son bon fonctionnement :

Le pilotage est réalisé par le Conseil d’Administration (équipe pluridisciplinaire de professionnels de santé) en lien étroit avec le Bureau.

Le réseau est animé par le comité de pilotage, qui agit sous le contrôle du conseil d’administration de l’association.

Au 31 décembre 2010, 983 professionnels de santé sont adhérents à l’association RPM IDF (Médecins 11%, Rééducateurs 55%, Infirmières 24%…).

De plus, le Réseau Prévention Main IdF formalise des partenariats sous le forme de convention d’engaments mutuels avec des associations de patients (AFMASA, FNATH…) et les structures médicosociales du secteur public comme privé.

Les axes prioritaires
Favoriser une bonne orientation initiale d’un traumatisé de la main et du membre supérieur vers des centres spécialisés : Participation à la régulation des urgences.

Information et assistance aux professionnels, Coordination avec SAMU, pompiers et acteurs de l’urgence.

Élaboration de protocoles de soins et organisationnels.

Intervenir sur les lieux principaux des accidents de la main et du membre supérieur (accidents du travail et de la vie courante) pour mettre en place des dispositifs de prévention primaire.

Amélioration des pratiques professionnelles (sessions de formations)

Proposer une prise en charge globale et pluridisciplinaire : Education thérapeutique et conseils juridico-administratifs, Évaluation initiale et suivi de la situation du patient, Coordination Hôpital / ville, Informations générales, Prévention du stress post traumatique.

Organiser le parcours de soins d’un traumatisé de la main et du membre supérieur depuis la prise en charge post opératoire à la réinsertion sociale et professionnelle.

Diminuer les durées de prise en charge par une rééducation adéquate et un accompagnement psychologique : Détecter et organiser la prise en charge des troubles psychologiques.

3. Le réalisation

La mise en oeuvre
La principale difficulté se situe au niveau financier : variation budgétaire importante d’une année sur l’autre.

Parallèlement, la demande des patients et des professionnels de santé est en constante progression sans que le budget ne suive le rythme. L’implication de l’équipe bénévole est le principal facilitateur ainsi que l’investissement des salariés. Les usagers sont au cœur du dispositif et sont impliqués dans les décisions via des associations de patients.

Le calendrier
Réseau Est :

2003 Création de l’association et premier financement - 2004 Mise en place du réseau et Inclusion et prise en charge des premiers patients sur le 77.

2006 Mise en place des permanences sur le 91, 94 et Paris.

Réseau Ouest :

2004 Création de l’association et premier financement - 2005 Mise en place du réseau et inclusion et prise en charge des premiers patients sur le 78

Réseau IDF :

2007 Union des deux RPM et début d’activité du RPM IDF, Mise en place de permanences supplémentaires (78, 75) - 2009 Mise en place des permanences sur le 92.

Comment et combien ?
Pour exemple en 2010 : 5 ETP (2 travailleurs sociaux, 2 psychologues, 1 coordinatrice) - Budget : 400k€ - (Financement ARS 90%, Adhésions + Formations + Sponsoring 10%) Depuis la création en 2003 le réseau a bénéficié de fonds FAQSV, DRDR, FIQCS.

La communication
Pour exemple en 2010 : Site Internet avec environ 50000 visiteurs /an - 2 Articles Scientifiques parus en 2010 - Outils de communication ( Livret d’information à l’usage patients, affiches, plaquettes, cartes "contact", participation à des congrès scientifiques, Participation régulière à des interviews pour divers médias.

4. Et après

Les résultats
Le réseau répond à un problème de santé publique encore sous estimé et sur lequel il est démontré qu’il faut agir en prévention primaire, secondaire et tertiaire.

Le réseau permet une diminution des séquelles grâce à une bonne orientation du patient en urgence et une meilleure coordination des acteurs soignants. En cas de séquelles physiques, le réseau permet de diminuer la gravité des conséquences et ainsi le nombre et la durée des arrêts de travail grâce à une meilleure coordination des secteurs : social, socioprofessionnel et psychologique.

Le réseau doit permettre de réaliser des économies en matière de dépenses publiques (actions de prévention évitant de graves traumatismes, actions d’orientation permettant une prise en charge de qualité évitant de lourdes séquelles, maintien et retour plus rapide à l’emploi, …).

La couverture de l’ensemble de l’Ile-de-France n’est pas encore atteinte (notamment 93, 95). Le réseau régional s’attache actuellement à déployer cette couverture.

Modélisation, Transposition : Parallèlement afin de répondre à la demande de professionnels dans d’autres régions et de promouvoir l’action des Réseaux.

Prévention Main sur le plan national, le Réseau Prévention Main d’Ile de France a décidé de créer « l’Union des Réseaux Prévention Main »ayant pour objectifs de favoriser le développement de réseaux similaires sur le territoire et assurer leur concertation et leur coordination, de mutualiser les données et d’harmoniser les pratiques.

Un premier réseau « Réseau Prévention Main Centre » a été crée en 2006, et un en Rhône Alpes démarre son activité actuellement.

D’autres pourraient se créer au niveau National (PACA, Strasbourg, Bordeaux, Nantes, Nancy, Biarritz, Perpignan, etc.).

Fautes de financements possibles sur enveloppes FIQCS 2009/2010 via « MRS – URCAM », ces projets n’ont pas encore pu aboutir. Nous espérons qu’avec la réorganisation des ARS ces projets de création de nouveaux Réseaux Prévention Main aboutiront.

Ces réseaux peuvent bénéficier de l’expérience du RPM IDF pour une aide à leur mise en place et leur développement.

Evaluation et suivi
Evaluations Externes : 2004, 2006, 2007 (en attente de la prochaine) par CMKA-EVAL et par l’URCAM à la demande du principal financeur. Rapports d’évaluation à disposition.

Évaluation Interne : 2010 Mise en place de procédures visant a pouvoir évaluer l’impact socioéconomique de l’action.

Quelques conseils et témoignages

En région

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