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Île-de-France
20 décembre 2011

Le dépistage et la prévention des maladies liées au vieillissement

1. Le porteur du projet

Coordonnées complètes
Association Œuvre de Secours aux Enfants (OSE)
117, rue du Faubourg du Temple
75010 PARIS
Tél. 01 53 38 20 17

Président : Jean-François Guthmann - Directeur Général : Roger Fajnzylberg
Courriel : dg[@]osefrance.org
Site internet : www.ose-france.org

Coordonnées complètes et fonction du contact
Docteur Marc Cohen - Directeur Médical
Tél. 01 48 87 87 85
Courriel : m.cohen[@]ose-france.org

2. Le contexte

L’origine
En ce début du 21ème siècle, le vieillissement de la population, l’apparition de maladies neuro-dégénératives, la connaissance du fonctionnement cérébral et des facteurs de risques justifient une action de prévention en direction des aînés qui habitent dans le bassin de vie autour du centre médico-social Elio Habib (Paris 12e et Est parisien).

En effet, la population qui fréquente le centre est pour une large partie vieillissante et la prévalence des maladies neuro-dégénératives y est en croissance forte ; cette population est également confrontée à un risque de perte d’autonomie et de baisse de la qualité de vie.

La finalité
Les objectifs principaux du projet sont :

1. Dépister au plus tôt les maladies liées à l’âge pour une prise en charge plus efficace par une consultation de dépistage et une consultation mémoire

2. Prévenir l’apparition des maladies liées à l’âge pour maintenir le plus longtemps possible l’autonomie des personnes âgées par la mise en place d’ateliers de prévention dans plusieurs domaines.

Ainsi, la finalité du projet est le dépistage précoce et la prévention des maladies liées au vieillissement chez les adultes et les seniors du bassin de vie autour du Centre de Santé de l’OSE. Les améliorations attendues sont une meilleure prise en charge des individus en perte d’autonomie, une orientation adaptée et coordonnée des patients et une plus grande connaissance de ces pathologies et des moyens existants pour y faire face.

Usagers cibles, nombre de personnes touchées par le projet : ce sont environ 20 participants par semaine et une centaine de personnes sur l’année qui participeront aux différents ateliers. Il s’agit de personnes de plus de 60 ans, valides et en relativement bonne santé, mais exposés à un risque important de perte d’autonomie du fait de leur âge ou d’un début de maladie neuro-dégénérative.

Les conférences bénéficieront directement à environ 50 personnes. En plus des patients du programme, ces conférences bénéficieront à la population adulte et sénior du bassin de vie autour du centre de santé Elio Habib (Paris 12e), et à du personnel soignant (infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens, aides-soignants, auxiliaires de vie, etc.).

La description du dispositif
L’OSE créé un programme de dépistage et de prévention des maladies liées au vieillissement.

Une consultation de dépistage est proposée avec, en outre, un test visuel de détection d’une DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age) et, à terme, une échographie cardiaque. Cette consultation donne lieu à une orientation, soit vers un bilan gériatrique (effectué par un médecin gériatre et un neuropsychologue) pour établir un diagnostic, soit vers un ou plusieurs ateliers de prévention et de stimulation (atelier mémoire, atelier corporel, atelier NTIC).

Les thèmes des ateliers sont ciblés pour donner aux usagers le choix de leur engagement. De plus, un atelier d’éducation thérapeutique et des conférences trimestrielles mettent le savoir au cœur de la prévention. Les conférences et formations sont accessibles aux adultes et seniors du territoire d’implantation du Centre de Santé, aux patients et aux professionnels de santé.

Les acteurs
Le programme est dirigé par le Docteur Marc Cohen, Directeur médical du Centre de Santé et médecin gériatre et coordonné par Grigory Nekritch, infirmier. Le programme des ateliers a été élaboré sur la base de l’intérêt manifesté par les personnes âgées reçues par l’infirmier dans le cadre de la consultation de dépistage, et dans le cadre du bilan gériatrique réalisé par le médecin gériatre. Une vingtaine de personnes a déclaré son intérêt pour un ou plusieurs ateliers de prévention et attend à présent leur démarrage.

Nous avons également proposé aux bénévoles, qui interviennent au sein d’une association partenaire, la Coopération Féminine (hommes et femmes en font partie), qui travaillent avec nous, de participer à ce programme de prévention chez les seniors.

En effet, les bénévoles qui soutiennent notre action sont tous des retraités. Nous avons souhaité leur offrir un service et les faire participer à la réflexion sur le contenu, la façon de le développer, l’évaluer, l’adapter aux besoins spécifiques de chaque aîné.

Une vingtaine de personnes parmi ces bénévoles ont déclaré leur intérêt pour un ou plusieurs ateliers de prévention et attendent à présent leur démarrage. Ces personnes ont été des acteurs décisifs dans le choix de l’élaboration d’un programme global de dépistage et de prévention.

Les axes prioritaires
Les actions visant à dynamiser l’exercice de la démocratie sanitaire, et à favoriser la participation des usagers à la définition des politiques de santé : la démocratie sanitaire doit être le moyen pour les usagers comme pour les professionnels de santé d’être des acteurs actifs du système de santé actuel, en ayant un maximum d’informations accessibles.

Le savoir et la connaissance sont au cœur de l’action de prévention mise en œuvre par ce programme. L’organisation de conférences, ouvertes aux patients et aux professionnels de santé est donc une bonne façon de "dynamiser l’exercice de la démocratie sanitaire" et de renforcer la connaissance et l’implication des usagers et des différents professionnels (accompagnement des évolutions du système de santé ; développement des maladies neuro-dégénératives).

L’implication des professionnels de santé dans la promotion des droits des patients : les professionnels de santé impliqués dans ce projet travaillent ensemble afin de proposer le meilleur suivi possible aux patients le cas échéant.

Cette prise en charge coordonnée est garante du droit du patient à avoir accès à un suivi de qualité, répondant à ces besoins et s’adaptant à l’évolution de sa maladie.

De plus, la prévention est un élément clé du système de santé tel qu’il se construit actuellement : il est essentiel d’informer les individus sur les risques, les pathologies et l’environnement qui les entourent et qui sont autant de déterminants de leur état de santé.

Les actions visant à promouvoir la transparence de l’offre de soins : la transparence de l’offre de soins est assurée par la communication effective engagée entre les différents professionnels de santé afin de proposer une offre de soins coordonnée.

Cette transparence se retrouve également dans l’accessibilité des conférences et séances de formation proposées par l’OSE à tous les individus du bassin de vie autour du centre de santé Elio Habib, au même titre que les professionnels de santé.

3. Le réalisation

La mise en œuvre
Eléments facilitateurs : Depuis plusieurs années, des actions de prévention sont menées de manière isolées par le Centre médico-social de l’OSE : des ateliers mémoire, des ateliers de prévention des chutes, des ateliers corporels et des bilans psychogériatriques.

La fréquentation de ces ateliers et la fréquence des bilans effectués nous a mené à la globalisation de ces programmes. Avec l’intervention d’un infirmier, d’une diététicienne et d’une association partenaire, l’idée d’un programme global et coordonné a émergé afin de mieux dépister et prévenir les maladies liées à l’âge.

Difficultés rencontrées : le financement du projet est une difficulté principale de mise en œuvre. En effet, le dépistage et la prévention ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. Il est donc important de trouver des financements extérieurs nous permettant de mettre en œuvre le programme, de le développer et d’en assurer la pérennité.

Les usagers sont les premiers impliqués dans ce programme. C’est pourquoi une coordinatrice administrative et un infirmier coordinateur auront pour mission de maintenir le contact avec ces usagers, de s’assurer de leur satisfaction et de s’enquérir des raisons de leurs éventuelles absences aux ateliers auxquels ils se seront inscrits.

Les usagers auront les coordonnées de ces deux coordonnateurs et pourront les joindre, y compris en dehors des temps d’ateliers, pour toute question ou remarque concernant ce programme.

Par ailleurs, les usagers seront impliqués dans le projet et engagés sur la durée par une participation financière modique, par atelier en ce qui concerne l’atelier NTIC ou l’éducation thérapeutique, par mois pour ce qui concerne l’atelier corporel et l’atelier mémoire.

Cette participation financière est également un moyen de donner voix aux usagers en tant qu’acteur participant au fonctionnement de ce programme, en lui donnant les moyens d’exister.

Le calendrier
La mise en œuvre du projet est prévue pour Octobre 2011. Sept./oct. 2011 Montage de projet :

  • mobilisation des intervenants,
  • organisation des plannings et des lieux d’ateliers,
  • préparation des outils de suivi,
  • constitution d’une liste d’usagers potentiels à contacter
  • information et communication sur l’existence du programme

Nov. 2011/juillet 2011 : Fonctionnement hebdomadaire et mensuel des ateliers

Décembre 2012 : 1ère conférence

Mars 2012 : 2ème conférence

Avril 2012 : Réunion du comité de pilotage – point d’étape

A partir de sept. 2012 : Reprise du fonctionnement hebdomadaire et mensuel des ateliers

Septembre 2012 : 3ème conférence

Octobre 2012 :Réunion du comité de pilotage – bilan annuel

Oct. / Nov. 2012 : Évaluation

Au-delà, poursuite du programme :

  • ateliers hebdomadaires,
  • éducation thérapeutique mensuelle,
  • conférences trimestrielles,
  • 2 réunions annuelles du comité de pilotage,
  • une évaluation annuelle en octobre 2013

Comment et combien ?
Réalisation pratique : plusieurs locaux de l’association OSE seront mis à disposition du médecin gériatre, du neuropsychologue et des différents animateurs d’ateliers (le Centre de Santé Elio Habib à Paris 12ème, le Café des Psaumes à Paris 4ème, le centre de jour à Paris 3ème et le siège de l’OSE à Paris 10ème).

Ces locaux sont équipés de matériel de projection et de mobiliers nécessaires pour les ateliers ou les conférences. L’équipement informatique devra être acquis : 6 ordinateurs portables, nécessaires pour l’atelier NTIC.

Les moyens humains : un infirmier (interne), un psychologue (à recruter), un secrétaire (interne), un médecin gériatre (interne), un neuropsychologue (interne), un informaticien (externe), une diététicienne (externe) et 3 intervenants extérieurs (externes) pour les conférences trimestrielles.

La collaboration avec l’association E-Seniors, organisme prestataire pour les services de formation informatique, d’assistance informatique et internet, est une garantie de la qualité de l’atelier NTIC.

La communication
La valorisation sera faite par plusieurs vecteurs communicationnels : publication sur le site Internet et dans le journal de l’OSE, édition de documents d’information à distribuer.

La mention des partenaires et des partenaires financiers sera mise en avant sur chacun de ces documents.

4. Et après

Les résultats
L’intérêt du projet réside dans la possibilité pour les seniors en perte d’autonomie de, d’une part bénéficier d’une prise en charge adaptée à l’évolution de leur maladie, et d’autre part obtenir les outils nécessaires pour être acteurs actifs de cette prise en charge tout en conservant un lien avec autrui et avec l’évolution de la société, l’isolement et la dépression étant des facteurs de risque pour le vieillissement.

L’originalité du projet se retrouve dans la diversité des ateliers proposés et leur adaptabilité aux besoins des patients. Ils touchent de nombreux domaines tels que les nouvelles technologies, l’alimentation, la stimulation corporelle et la connaissance des facteurs liés à la maladie ou à la perte d’autonomie. Cet apprentissage est gage de mieux être et de mieux vivre pour toute une partie de la population effrayée par la dépendance.

L’originalité est également liée à la participation des aînés au montage du programme (rôle des bénévoles de la Coopération féminine) : d’une certaine manière, les acteurs de santé sont les « outils » qui aident les « consommateurs » à élaborer le produit qu’ils souhaitent.

Réussir cette expérience avec des usagers déjà convaincus, du fait de leur engagement volontaire, devrait nous aider à construire une façon de communiquer avec le grand public.

Mieux se soigner pour être mieux dans sa peau et être actif dans sa dimension citoyenne, sa dimension d’être créatif, est une façon de se préparer aux nouveaux défis que le futur nous apporte.

Ce programme de prévention peut faire l’objet d’un essaimage, d’une généralisation sur d’autres territoires. La condition d’un tel essaimage serait la formalisation d’un document méthodologique précisant les modalités de réalisation d’un tel programme et le détail du déroulement des ateliers.

Évaluation et suivi
Le modalités d’évaluation du projet ne seront lancées qu’une fois le programme lancé, afin q’uil soit évalué dans sa globalité.

L’évaluation sera réalisée en interne et pilotée par le groupe de pilotage.

Elle comprendra :

  • un questionnaire de satisfaction à remplir par les usagers,
  • et une analyse du degré d’atteinte des objectifs opérationnels.

Des indicateurs précis seront mis en œuvre comme le nombre de patients vus, le nombre de bilans psychogériatriques réalisés ou le nombre de personnes diagnostiquées d’une maladie neuro-dégénérative. Les outils utilisés à cette fin sont des listes de présence, d’assiduité aux ateliers et un cahier de suivi.

L’évaluation donnera lieu à la rédaction d’un rapport écrit présentant les résultats d’évaluation par des données qualitatives et quantitatives. Ces résultats doivent permettre d’améliorer le suivi des patients et leur prise en charge : des réunions de synthèse clinique seront notamment organisées afin d’adapter le parcours de soins du patient en fonction de l’évolution de sa pathologie.

Quelques conseils et témoignages
Impliquer tous les professionnels de santé dans le fonctionnement global du projet et dans le suivi des formations/conférences.

La vieillesse se passe bien dans la majorité des cas, d’autant mieux que la santé est bonne et permet d’accéder à une qualité de vie spécifique qui n’existe pas toujours chez l’adulte plus jeune. Préserver son capital santé, c’est augmenter ses chances de profiter de cette partie passionnante de la vie.

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