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Pays de la Loire
4 décembre 2014

Le bilan de santé pour tous

Objectifs
- favoriser l’accès au droit commun en proposant le bilan de santé de la sécurité sociale à tous les usagers de l’ESAT Util’85

Permettre aux usagers les plus isolés d’accéder aux soins
Prévenir et déceler d’éventuelles pathologies
Assurer un rôle préventif (surcharge pondérale, soins bucco-dentaires)

Le porteur du projet

Coordonnées de la structure :

ESAT Util’85

16, rue Latécoère

La Roche sur Yon 85000

Type de la structure :
établissements médico-sociaux

Coordonnées du contact

Basle Christine

Qualité : chargée d’action sociale

Téléphone professionnel : 02.51.46.27.67

Courriel : c.basle@areams.fr

Fax :

Le contexte

L’origine
Util’85 accueille 63 personnes handicapées (déficience intellectuelle et/ou troubles psychiques âgées de 20 à 58 ans. 4 antennes réparties sur toute la Vendée le composent.

L’ESAT est un lieu privilégié pour repérer des problèmes de santé. D’une part parce que le temps d’accompagnement et de présence des usagers à l’ESAT est important. le lien entre le moniteur et l’usager ne se limite pas au travail. les observations physiques, les confidences sont autant d’éléments qui permettent la prévention.

D’autre part, le collectif permet une proposition générique sans stigmatisation d’une personne. La santé au travail pour le travail est une porte d’entrée pour ensuite accompagner individuellement les personnes

observations de carences de soins bucco-dentaires, de soins corporels (état des pansements, plaies non-désinfectées)

des usagers confrontés à des soins d’urgence dûs à un manque de suivi médical 62% des personnes vivent seules.Constat d’absence d’échanges intimes liés à la santé

La finalité
- Informer les 63 usagers des 4 antennes d’Util’85 de la possibilité de bénéficier d’un bilan de santé

répondre à la mission de l’ESAT avec une prise en considération de la globalité d’une personne sensibiliser les personnes les plus isolées à prendre en considération leur corps favoriser l’insertion professionnelle en permettant aux personnes un état de santé satisfaisant pour un bien-être

La description du dispositif
1ere étape : pour faciliter l’appropriation et la compréhension des informations auprès des usagers, intervention sur chaque antenne de la psychologue chargée mission précarité du Centre d’Examen de Santé. Elle est accompagnée de la chargée d’action sociale de l’ESAT. Les moniteurs d’atelier sont présents afin qu’ils puissent rassurer, réexpliquer après l’intervention. Groupe de 10 à 12 personnes, intervention 1h30. Inscription pour un bilan 2 semaines plus tard

2éme étape : durant 2 semaines, aide auprès des usagers qui le souhaitent à l’ESAT pour remplir le questionnaire (moniteurs et chargée d’action sociale)

3éme étape : 3 h pour le bilan à La Roche. Accompagnement de la chargée d’action sociale de l’ESAT pour la logistique et les questions des usagers

Les acteurs
La chargée d’action est à l’initiative du projet suite aux observations des moniteurs d’atelier. La Direction a validé pour ensuite impliqué tous les moniteurs d’atelier et aménager le temps de travail. Les moniteurs ont fait le relai sur des temps informels auprès des personnes les plus timides ou les plus en difficulté (reprises des enjeux, des propos, adaptation du langage médical si besoin, intérêt individuel lié à chaque histoire de vie, à l’âge…) Implication de la psychologue du centre de santé, rencontre avec le directeur du centre et le personnel administratif

Les axes prioritaires :Renforcer et préserver l’accès à la santé – y compris à la prévention – pour tous, notamment par une information adaptée aux personnes vulnérables (mineures, majeures protégées, en perte d’autonomie, souffrant de troubles psychiques, intellectuellement déficientes…), étrangères, placées sous main de justice… ;

Faire converger les droits des usagers des structures de soins, sociales et médico-sociales, notamment au travers de la participation des représentants des usagers et des usagers (CRUQPC, CVS) et de la mise en place de dispositifs expérimentaux adaptés aux parcours (organisation territoriale pour l’exercice des droits, impliquant les établissements, les conseils généraux, les ordres et organisations professionnels, les agences régionales de santé,… )

La réalisation

La mise en œuvre
Difficultés à aborder le sujet médical. Réticence et crainte de la part de certains usagers notamment en ce qui concerne les soins dentaires. Difficulté à faire le lien entre santé et travail : nécessité d’explications adaptées et d’exemples concrets. Pour faciliter : bilan en 3 étapes sur un temps de travail. Convention de partenariat avec la CPAM. Des créneaux horaires avec un minimum de 7 places par matinée. Tous le personnel de l’ESAT mobilisé. Les véhicules de service utilisés par les usagers ou accompagnement par la chargée d’action sociale. Les personnes absentes le jour de la présentation sont informées individuellement à leur retour. Pour les personnes en arrêt longue durée, appel téléphonique et envoi des questionnaires. Les SAVS, mandataires, GIPIL sont informés. Reprise de la démarche en CVS

Le calendrier

Projet initié en :
2013

Projet mis en œuvre en :
2014

Comment et combien ?
L’information et les bilans sont faits sur un temps de travail donc hors production. Le partenariat formalisé est essentiel avec le Centre d’Examen de Santé.Une planification rigoureuse est nécessaire. L’information auprès des mandataires, SAVS est nécessaire pour permettent aux personnes un accompagnement hors ESAT (questionnaires, questionnements intimes)

La communication
Le bilan de santé a été présenté en CVS. La prévention santé est indiquée dans le nouveau livret d’accueil, le bilan est un outil abordé lors de l’admission.

Et après

Les résultats
En 2014, 56 personnes ont bénéficié du bilan de santé (89% des usagers). Des usagers nous ont informé de la réception des bilans écrits chez eux ainsi que de la prise de RV chez notamment le dentiste et dermatologue.Le bilan sera inscrit comme outil d’action de prévention santé dans projet d’établissement. Il est proposé à toute nouvelle personne arrivant à l’ESAT.Selon les besoins, la prise de RV individuel peut être accompagnée par la chargée d’action sociale. En 2015, le bilan sera également proposée aux salariés de l’entreprise adaptée d’Util’85. L’évaluation post-bilan avec les partenaires (CES et usagers) a mis en exergue les besoins en termes de soins dentaires et d’hygiène corporelle.

Évaluation et suivi
Nous allons favoriser dans le plan formation les actions liées à l’image de soi avec l’intervention d’une esthéticienne. En septembre 2014, une journée festive destinée à tous les usagers servira de support à une sensibilisation à l’équilibre alimentaire, un partenariat pour le pique nique est formalisé avec une mutuelle (intervention d’une CESF). Il y aura également un atelier avec la socio esthéticienne et l’aménagement d’un espace photo pour travailler l’image de soi. Nous constatons que les suivis médicaux dépendent aussi de la lourdeur du handicap et du suivi régulier ou non. Le bilan ne peut donc pas être systématique.Pour qu’il prenne sens, l’adaptation du discours et la dédramatisation de l’acte médical doivent être travaillé impérativement en amont.Certains usagers ont besoin de temps pour faire émerger leurs questionnements. L’implication des moniteurs est essentielle.

Quelques conseils et témoignages
L’adhésion des usagers à la proposition du bilan de santé démontre l’intérêt pour la santé.Seule une personne en avait déjà bénéficié. Cela nécessite une adaptation du message avec une considération du handicap. cela favorise l’accessibilité au droit commun. Il peut faire partie intégrante du projet d’établissement et ouvre des perspectives de considération de la personne dans sa globalité. Pour le directeur du centre de santé " l’arrivée en groupe favorise l’adaptation. Il y a moins d’inquiétude vis à vis du médecin. Pour nous, c’est l’échange qui prime pour faire passer un message de santé. Si les personnes arrivent sereines, elles sont plus réceptives. Si après le bilan, elles comprennent qu’un petit déjeuner, c’est important, alors, nous avons remplit une de nos mission" Pour la psychologue chargée mission précarité " les personnes m’avaient déjà vu. J’avais déjà échangé avec elles. Aussi, lors de bilan, le lien s’est fait naturellement. C’est important de se sentir en confiance"

En région

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