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Île-de-France
4 décembre 2014

Garantir l’accès à une vie affective et amoureuse en FAM, IEM et SSR

Objectifs
Garantir à toutes les personnes en situation de handicap accueillies à la Fondation Mallet, l’accessibilité à leurs droits fondamentaux, y compris le droit à une vie affective et sexuelle

Le porteur du projet

Coordonnées de la structure :

Fondation MALLET

22 route de Gressey

Richebourg 78550

Type de la structure :
fondation

Coordonnées du contact

Le Padellec Nathalie

Qualité : Directeur Pôle Qualité et communication

Téléphone professionnel : 01 34 85 36 61

Courriel : lepadellecnathalie@fmn78.fr

Fax :

Le contexte

L’origine
En 2008, un groupe de résidants du FAM de la Fondation a revendiqué le souhait d’avoir accès à une vie intime. Ce besoin a été exprimé lors de réunions, de conseils d’établissement, lors de C.V.S. mais aussi à l’occasion d’entretiens individuels.Leur désir d’intimité, de sensualité, de sexualité, de vivre une vie amoureuse, et les difficultés à y accéder et à les satisfaire, ont toujours fait partie des préoccupations des bénéficiaires, et par voie de conséquence du personnel et de la direction. Il s’agissait alors de déterminer comment les accompagner dans cette demande et faire évoluer nos pratiques. Face à cette question particulièrement tabou car elle touche à l’intime de chacun, beaucoup de peurs et de croyances se dressaient : du sentiment « d’interdit » perçu par les résidants aux difficultés du personnel confronté à des demandes et des situations complexes. A cela s’ajoutait des locaux inadaptés et l’absence d’un cadre juridique et institutionnel favorable.

La finalité
1)Développer par des actions de formation, une culture professionnelle au sein de la Fondation, basée sur la bientraitance et le respect de l’intégralité des besoins des personnes accueillies afin d’en favoriser l’expression et la prise en compte. 2)Proposer des approches et des accompagnements individualisés aux bénéficiaires, tenant compte de leur situation spécifique (âge, nature du handicap, etc…) 3)Être à l’écoute des besoins affectifs exprimés par les bénéficiaires et leur apporter des réponses adaptées. 4)Favoriser la mise en œuvre du projet de chacune des personnes accueillies en y associant et en fédérant proches et professionnels.

La description du dispositif
1)Placer notre démarche dans un cadre institutionnel : l’inscrire dans les axes prioritaires du Projet de la Fondation Mallet, en 2010. 2)Inscrire et promouvoir ce droit dans le projet des établissements, la communication interne et les actes quotidiens. 3)Former les administrateurs, les cadres de direction et les professionnels à cette approche, par groupes pluridisciplinaires et transversaux entre les établissements. 4)Informer les bénéficiaires et leurs proches de cette démarche par le biais du C.V.S. ou lors de réunions thématiques. 5)Constitution d’un groupe ressource interne appelé « Vie du cœur » pour les professionnels. Il traite des difficultés individuelles ou collectives rencontrées par les salariés sur ce sujet. 6)Mise en place des « Ateliers du cœur », pour favoriser l’expression des besoins des bénéficiaires et en décrypter la nature exacte. 7)Donner les moyens aux bénéficiaires d’avoir la vie affective et sexuelle qu’ils souhaitent en les accompagnant dans cette démarche.

Les acteurs
Public ciblé : toute personne en situation de handicap bénéficiant d’une prise en charge à la Fondation Mallet, tout le personnel de la Fondation en contact avec les personnes accueillies, les proches, les aidants, le grand public. Les bénéficiaires, leurs proches, l’ensemble des salariés de proximité, de rééducation et de soins, les médecins, cadres et directeurs de la Fondation, des membres du Conseil d’administration, ainsi que des intervenants externes : sexopédagogue, psychologue, éthicien, psychosociologue. Dès que la position du Comité National d’Ethique a été connue sur la question de l’assistance sexuelle, le Comité d’Ethique de la Fondation a réfléchi aux possibilités qu’ont nos bénéficiaires d’y accéder : à quelles conditions, quels processus, comment garantir une sécurité optimale ?

Les axes prioritaires :

renforcer l’effectivité des droits des usagers par le traitement des réclamations et des plaintes en lien avec les représentants des usagers, quels que soient les destinataires de ces plaintes ou réclamations (établissements, conseils généraux, ordres et organisations professionnels, les agences régionales de santé, …) et par l’analyse systématique des motifs notamment à partir des rapports des CRUQPC ou des CVS et la mise en œuvre de mesures d’amélioration

La réalisation

La mise en oeuvre
L’adhésion des instances dirigeantes de la Fondation Mallet fut le principal élément facilitateur de cette démarche. Puis ce fut l’adhésion des salariés qui permit sa mise en œuvre sur le terrain qui ont pu, grâce aux formations, vaincre leurs freins. Celles-ci ont en effet permis de déterminer les contours de bonnes pratiques collectives, de soutenir et de légitimer les professionnels en posant un cadre clair et sécurisant. C’est en informant les résidants des projets de formation que ceux-ci ont s’approprier la démarche et affirmer leur souhait d’y être associés, d’exprimer leurs besoins et leurs attentes spécifiques librement. Au final, c’est l’implication de toutes les personnes concernées par ce projet qui lui a permis d’aboutir et de produire des résultats. Le principal obstacle rencontré dans la mise en œuvre de ce type de projet et de démarche réside dans le cadre juridique actuel limitant.

Le calendrier

Projet initié en :
01. avant 2010

Projet mis en œuvre en :
2010

Comment et combien ?
L’adhésion des instances dirigeantes de la Fondation Mallet fut le principal élément facilitateur de cette démarche. Puis ce fut l’adhésion des salariés qui permit sa mise en œuvre sur le terrain qui ont pu, grâce aux formations, vaincre leurs freins. Celles-ci ont en effet permis de déterminer les contours de bonnes pratiques collectives, de soutenir et de légitimer les professionnels en posant un cadre clair et sécurisant. C’est en informant les résidants des projets de formation que ceux-ci ont s’approprier la démarche et affirmer leur souhait d’y être associés, d’exprimer leurs besoins et leurs attentes spécifiques librement. Au final, c’est l’implication de toutes les personnes concernées par ce projet qui lui a permis d’aboutir et de produire des résultats. Le principal obstacle rencontré dans la mise en œuvre de ce type de projet et de démarche réside dans le cadre juridique actuel limitant.

La communication
En interne, cette démarche est communiquée via les instances suivantes : CVS , réunions d’information, réunions de service pour le SSR, réunions pour les proches. Dès 2010, le livret d’accueil du FAM mentionne que les couples peuvent être accueillis. En 2012, un article de trois pages est consacré à la vie affective et sexuelle dans le N°10 du journal interne de la Fondation « Partenaires », consultable sur le site www.fondationmallet.fr En externe, en 2013, VIVA publie une interview réalisée à la Fondation de Catherine Agthe-Diserens, sexopédagogue suisse, présidente de SHP. En mars 2014, la Fondation a présenté sa démarche en plénière lors du colloque annuel de l’APF. Du 29 septembre au 5 octobre 2014, un reportage intitulé « Sexe & Handicap : le dernier tabou », en partie à la Fondation, est diffusé sur France 5 dans le cadre du magazine de la Santé. Ce documentaire donne la parole aux résidants et personnel du FAM et permet d’affirmer la position de la Fondation.

Et après

Les résultats
-Prise de conscience collective que la personne en situation de handicap est un individu sexué. Cette personne ainsi reconnue dans son intégrité peut enfin légitimement exprimer son besoin.

•Cette démarche a permis de libérer la parole, pour tous les acteurs concernés. •Ces facteurs combinés apportent d’ores et déjà beaucoup de bien-être, d’amélioration dans la communication et les relations, ainsi qu’une réappropriation de leur pouvoir de séduction pour les bénéficiaires. •La notion de vie affective et sexuelle ainsi légitimée est intégrée au projet de vie, ce qui se traduit par des vécus supplémentaires enrichissants et épanouissants. •Les formations et la réflexion qui ont alimenté ce projet, ont fait émerger une nouvelle fonction : « coordonnateur de projet personnalisé et du parcours de vie ». •Par ces résultats et ce retour d’expérience, la Fondation Mallet souhaite que cette démarche soit modélisable et transposable à d’autres structures.

Évaluation et suivi
Les pratiques et groupes mis en place sont supervisés de façon semestrielle par Catherine Agthe-Diserens. Elle apporte un éclairage complémentaire aux travaux des groupes et en soutient l’activité. Elle est également en échange permanent avec les pilotes des groupes « Vie du cœur » et « Ateliers du cœur ». Trois différents groupes ont été mis en place : 2009 : Groupe de parole pour les proches : 4 réunions par an. 2011 : Vie du cœur : pour les professionnels, 9 réunions par an. 2012 : Atelier du cœur : pour les résidants du FAM, 10 réunions par an. Chaque établissement bénéficie du programme et l’adapte au public accueilli. L’avancement de la démarche est propre à chaque pôle. Des formations approfondies sont déjà planifiées sur 2015. Le projet personnalisé du bénéficiaire fait l’objet d’un suivi par le Coordonnateur de projet.

Quelques conseils et témoignages
Nous œuvrons en faveur du droit à la vie affective et sexuelle pour les personnes en situation de handicap pour que cette dimension soit pleinement intégrée à ses droits fondamentaux et à son parcours de vie. Nous constatons que depuis le début des années 2000, l’évolution du cadre institutionnel et juridique nous conforte dans nos pratiques : outils de la loi 2002-2, orientations de la loi 2005, recommandations de l’ANESM,… En 2010, après avoir rénové l’habitat, reformulé le livret d’accueil et le Projet de la Fondation, nous avons fait de cette thématique un axe prioritaire car participant de la bientraitance, du bien-être global et du respect des bénéficiaires. Le respect des droits de la personne accueillie est la clé de voute de notre mission.

Pièces jointes

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